Bouddha Siddharta Gautama

Bouddha Siddharta Gautama

 

 

Siddhartha Gautama (566 à 486 avant Jésus Christ) était un kshatriya (guerrier) du Nord de l’Inde fils du chef de la tribu shakya. Dans le récit bouddhique classique, son père tente de le protéger du malheur en lui interdisant de sortir du palais. Mais la première fois où Siddhartha parvint à s’en échapper, il fut choqué par quatre « spectacles » qui lui ouvrirent les yeux sur les souffrances du monde : un vieillard, un malade, un cadavre et un moine mendiant. De ce jour, Siddhartha délaissa son ancienne vie pour chercher le sens de ce qu’il avait vu et vivre en ascète errant (sramana). 

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Au bout de six ans, il s’assit et médita jusqu’à s’éveiller à la vérité. Son enseignement (première prédication de Sarnath), « Mise en mouvement de la Roue de la Loi » fut appelé les « Quatre Saintes Vérités » : la vie est douleur, le désir cause la douleur, quand cesse le désir, la douleur cesse aussi, la douleur cesse si l’on suit « L’Octuple Sentier » (vision juste, foi juste, langage juste, action juste, conduite de vie juste, volonté juste, mémoire juste et méditation juste). Alors cesse le désir, et la douleur. Cela dit comme la douleur est la nature même de la vie, sa fin signifie celle de la vie et du cycle des vies. C’est le Nirvana « l’extinction » du cycle. La philosophie du bouddhisme formula cinq préceptes : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte et ne pas s’enivrer.

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Quoique influencé par la cosmologie védique, le bouddhisme développa son propre système, selon lequel le centre de la terre se trouvait sur le mont Méru, sous son sommet s’étendaient cent trente-six enfers, chacun associé à un méfait particulier. Du sommet, la vue dominait les terres des quatre grands rois : Kubera, Virudhaka, Dhritarashtra, et Virupashka, respectivement maitres du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest. Au-dessus se trouvaient quarante-cinq domaines, dont celui de Shakra, homologue d’Indra (roi des dieux et du ciel dans la mythologie de l'Inde ancienne). Encore au-dessus, on accédait à la résidence de ceux qui sont parvenus à l’illumination et ont atteint le Nirvana. Cette cosmologie complexe se développa plus en réponse aux attentes culturelles du peuple vis-à-vis du récit mythique qu’en raison des liens avérés avec l’enseignement du Bouddha.
Ce dernier avait critiqué les distinctions de caste et le rôle de l’élite sacerdotale, il exhortait ses disciples, non pas à l’idolâtrer, mais à chercher les solutions à leurs problèmes en se fondant sur leurs propres expériences.
Rien n’y fit, le Bouddha lui-même prit avec le temps une place prépondérante au cœur du Bouddhisme. L’ancienne tradition theravada (Opinion des Anciens) adhérait pour l’essentiel à la conception première, austère, du Bouddha comme celui qui a compris le sens de la vie et l’a enseigné au monde avant d’atteindre la moksha (libération finale) du samsara (cycle des réincarnations). Dés lors, s’il convient de le respecter, il ne sert à rien de prier le Bouddha, puisqu’il a quitté ce monde!

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Au début du 1er siècle apparut un nouveau courant, le Bouddhisme Mahayana (celui du grand véhicule) qui développa la notion associée au Bouddha au-delà du Bouddha lui-même. Le Bouddhisme mahayana proposa une mythologie en relation avec les Bodhisattvas (aspirants à la dignité de bouddha qui ont choisi de retarder leur entrée au Nirvana afin d’aider les autres à se libérer du cycle des réincarnations. Deux des principaux furent Avalokiteshvara (le Seigneur qui surveille) dont je vous ai déjà parlé très souvent et Maitreya, future incarnation du Bouddha censée inaugurer la fin de la phase actuelle d’existence de l’univers quand les enseignements du Bouddha se seront dissipés. Malgré la popularité de ces personnages dans le Nord de l’inde et aussi au Népal, le bouddhisme eut à subir l’intense pression d’une religion hindoue naissante qui mêlait parrainage royal, exposition théologique brahmanique et pratiques pieuses populaires. A ce jour il subsiste une part de population bouddhiste qui cohabite avec les hindous sans problème particulier. Les deux s’accordent dans une belle intelligence et liberté de pensée.

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